La Russie a de moins en moins d’autre choix que de « déclassifier » l’information privilégiée qui se trouve en sa possession concernant l’opération des services secrets occidentaux qui a poussé à la prise de pouvoir à Kiev. Il est extraordinaire que la Russie ait remis cette information au Conseil de Sécurité de l’ONU, avec la requête de mener une enquête internationale impartiale.
Bien sûr, toute mesure de la sorte fera l’objet d’un veto de la part des Etats-Unis. La Russie le sait aussi, mais une guerre de l’information se déroule aujourd’hui vis-à-vis de la situation qui entoure l’Ukraine et, selon le point de vue de Moscou, à mesure que les tensions continuent de monter, il est devenu impératif de démontrer que la présentation faite par les Etats-Unis est du pur pipeau.
Manifestement, la Pologne et la Lituanie ne se seraient pas aventurées sans le feu vert de Washington dans cette opération où elles ont entraîné des extrémistes pour renverser Yanoukovitch. C’est-à-dire que la Russie a posé sur la table du Conseil de Sécurité les informations relative à une quête du Graal qui relève de la Maison Blanche.
C’est du très lourd parce que cela présente le Président Obama sous un jour entièrement nouveau en tant que « partisan de la Guerre Froide » lui-même, alors que la propagande officielle américaine voudrait nous faire croire que le président est un homme d’Etat impuissant agissant largement sous la contrainte politique nationale.
En gros, ce qui ressort est qu’il n’y a aucun moyen de restaurer les liens désormais en miette entre les Etats-Unis et la Russie durant le temps restant du mandat d’Obama. De la même manière, il est hors de question que la Russie baisse la garde vis-à-vis des activités d’espionnage américaines dans son « proche voisinage ».
Par conséquent, la vie ne continue pas comme avant en Afghanistan et en Asie Centrale, qui représentaient un modèle important de ce que l’on a appelé la réinitialisation américano-russe. Au cas où on l’aurait oublié, le Président Vladimir Poutine a joué un rôle essentiel dans l’établissement des bases militaires américaines dans la région de l’Asie Centrale à la suite des attaques du 11 septembre 2001.
Une fois encore, la Russie a jusqu’à maintenant adopté une position ambivalente dans l’établissement de bases militaires en Afghanistan par les Etats-Unis et l’OTAN. Mais toute cette affaire poussera dorénavant à être très prudent quant aux implications d’une présence militaire occidentale de long terme et à durée indéterminée dans cette région.
En effet, le faux-semblant de l’administration Obama, selon lequel les Etats-Unis rendraient service au peuple afghan et à la stabilité régionale – et en particulier pour contenir le conflit territorial entre l’Inde et le Pakistan dans l’Hindou-kouch – en maintenant une présence militaire à long terme, sera désormais pris par Moscou autrement qu’à la légère.
Les intentions de mauvaise foi de Washington envers l’Ukraine devraient alerter Moscou sur le grand potentiel de la CIA d’utiliser le sol afghan pour amener à des « changements de régime » en Asie Centrale et fomenter des troubles dans le Nord du Caucase.
En fait, l’attaque récente contre les gardes frontières du Turkménistan de la part d’éléments afghans aux origines obscures est un signe avant-coureur de ce à quoi il faut s’attendre. Bien sûr, la responsabilité doit être rejetée sur les Talibans (bien que Achgabat garde ses réflexions pour elle-même sur l’incident dans lequel trois gardes turkmènes ont été tués).
Mais pourquoi les Talibans devraient-ils attaquer le Turkménistan et importuner Achgabat, qui a été la seule et unique capitale d’Asie Centrale véritablement amicale qui a particulièrement maintenu de bons rapports avec Kaboul, même sous le régime Taliban à la fin des années 1990 ?
Dit autrement, il semble que quelqu’un présente de bons arguments pour convaincre Achgabat (dont la politique étrangère est rivée sur le principe de la « neutralité positive ») que le Turkménistan a besoin d’un peu d’aide de la part des Etats-Unis et de l’OTAN en tant que fournisseurs de sécurité.
Par coïncidence, l’incident du 1er mars à la frontière turkméno-afghane arrive au beau milieu de rapports disant que les services secrets américains cherchent activement à établir des installations en Asie Centrale pour soutenir les opérations de surveillance par drones interposés.
Certes, les régimes d’Asie Centrale observeront attentivement les développements qui se déroulent en Ukraine. Ils devraient savoir, à la lumière des rapports de renseignements que Moscou a « déclassifiés » que le glas sonne également pour eux. Symptomatique des craintes latentes dans cette région, il y a cette décision prise par Douchanbe de bloquer la diffusion de Radio Free Europe/Radio Liberty, financée par le gouvernement américain.
Un tour curieux de l’actuelle « révolution de couleur » en Ukraine est que les services secrets américains ont organisé les ultra-nationalistes en fantassins pour monter ce coup d’Etat. Il se trouve que les régimes post-soviétiques en Asie Centrale, en particulier l’Ouzbékistan et le Kazakhstan, ont également encouragé (pour diverses raisons) les sentiments nationalistes à prendre racine dans leurs sociétés, et cela pourrait venir les hanter si des puissances étrangères cooptent les ultra-nationalistes comme cela s’est produit en Ukraine.
Les événements en Ukraine soulignent la facilité avec laquelle des sentiments populaires refoulés peuvent être exploités par des puissances étrangères pour pousser à un « changement de régime ». A la surface, la région de l’Asie Centrale reste calme mais presque tous les éléments qui ont fait de l’Ukraine un volcan prêt à entrer en éruption y sont présents.
Par conséquent, le renforcement de la présence militaire russe en Asie Centrale se produit dans un énorme arrière-plan géopolitique. Jusqu’à présent, la pensée russe a été que la Russie d’un côté et les Etats-Unis et l’OTAN de l’autre auraient une convergence d’intérêt à minimiser, voire éliminer, les facteurs d’instabilité affectant la sécurité et la stabilité de l’Asie Centrale et de l’Afghanistan.
Cependant, à mesure que se déroulent les développements en Ukraine, un changement de paradigme est prévisible. Il suffit de dire qu’il serait trop risqué pour le Kremlin de continuer à considérer les Etats-Unis et l’OTAN comme des partenaires bienveillants.
Il ne peut échapper à Moscou que l’auteur du célèbre livre Le Grand Echiquier, Zbigniew Brzezinski, parle aujourd’hui ouvertement de la mobilisation de l’OTAN, « déployer des forces en Europe Centrale afin d’être en position de riposter si la guerre devait éclater et s’étendre ».
http://desideescommeca.wordpress.com/2014/03/14/lombre-de-lukraine-plane-sur-les-steppes-dasie-centrale/
Note Vilistia :
Les amis de la Tribu 13, du CRIF, de l'AIPAC, des nazis ukrainiens et du Parti socialiste français ( truffé de collabos nazis ).
LA LEGION DE l'EST :
Wikipédia
Les légions de l'Est (en allemand Ostlegionen ou Ostgruppen) étaient des unités de la Wehrmacht constituées de conscrits ou de volontaires qui étaient des prisonniers de guerre ou des hommes venant des territoires occupés par le Troisième Reich à l'est, principalement de l'Union soviétique. Ces unités étaient en général pauvrement dotées, armées et traitées et n'équivalaient pas à des unités allemandes similaires.
La 162e division d'infanterie allemande, en Pologne, eut la charge de recruter et de former ses six légions. Elle recruta et forma ainsi 82 bataillons. Au total sur les 98 bataillons qui furent levés, 80 servaient sur le front de l'Est ou dans les Balkans. Douze furent plus tard transférés en France et en Italie en 1943.
On les retrouva ainsi en divisions fixes postées sur le mur de l'Atlantique dont la Normandie lors du débarquement allié le 6 juin 1944 (éléments de la 243e et 709e divisions statiques). D'autres unités étaient intégrées à de plus vastes unités allemandes chargées de la lutte contre le Maquis, se montrant brutale avec la population civile. À la fin de la guerre, les autorités françaises renvoyèrent en URSS ceux qui avaient été fait prisonniers.
Forces
Six légions :
- Légion arménienne - 11 bataillons arméniens
- Légion azerbaidjanaise - 14 bataillons azéris
- Légion géorgienne - 14 bataillons géorgiens
- Légion musulmane caucasienne - 5 bataillons de nord-caucasiens, composés d'Azerbaidjanais, de Tchéchènes, etc.
- Légion du Turkestan - 34 bataillons turkestans, comprenant des Turkmènes, des Ouzbeks, des Kazakhs, etc.
- Légion de la Volga-Tatar - 8 bataillons Volga-Tatar
Ostbataillonen
Ces formations, de la taille d'un bataillon, portaient l'uniforme allemand et étaient principalement utilisées pour des actions contre la Résistance et des taches de garde ou surveillance sur les lignes arrières. Elles n'étaient pas indépendantes et étaient en général intégrées à des unités allemandes.
Débutées, d'abord par des initiatives personnelles de commandants militaires allemands, ces unités furent ensuite officialisées et formalisées. À la fin de 1943, elles comprenaient 427.000 volontaires soient en nombre une force équivalente à 30 divisions allemandes.
Photos
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Insigne de la Légion géorgienne, reprenant les couleurs de la première république indépendante de Géorgie. -
Emblème de la légion duTurkestan -
Soldats de la légion duTurkestan -
Soldat de la légion Tartare
Articles connexes
- Brigade Jesser
- Freiwilligen-Stamm-Division
- Liste de troupes collaborationnistes turques, caucasiennes et cosaques avec l’Axe
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