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Eurasie

DOSSIER: la Turquie va quitter l'OTAN pour l'OCS

22 Novembre 2013 , Rédigé par vilistia Publié dans #OCS, #TURQUIE

L'Organisation de coopération de Shanghai

L'Organisation de coopération de Shanghai

© RIA Novosti.

17:51 22/11/2013
SAINT-PETERSBOURG, 22 novembre - RIA Novosti

La Turquie souhaite adhérer à l'Organisation de coopération de Shanghai (OSC), a déclaré vendredi à Saint-Pétersbourg le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en visite en Russie. 

"Quant (à l'adhésion, ndlr) à l'Organisation de coopération de Shanghai, j'en ai déjà parlé auparavant au cours de négociations avec Monsieur le Président (russe Vladimir Poutine). Et je répète à présent que nous avons une telle intention", a souligné le chef du gouvernement turc. 

M.Poutine a indiqué à son tour que le prestige dont la Turquie bénéficiait sur la scène internationale et la politique souveraine indépendante pratiquée par Ankara sous la direction de M.Erdogan permettait à ce pays de participer de plus en plus activement aux activités des organisations régionales et internationales".

"Nous y sommes intéressés", a conclu le chef de l'Etat russe.

Créée en 2001, l'Organisation de coopération de Shanghai regroupe à ce jour la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, ses pays observateurs étant la Mongolie, l'Iran, l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan. La Biélorussie, la Turquie et le Sri Lanka ont le statut de "pays partenaires de l'OCS pour le dialogue".


La Turquie se tournera vers son berceau naturel, l'Eurasie et sortira de l'Otan

Qui fout le bordel en Turquie.. une punition de Mickey. Ceci ne signifie pas simplement un problème de jeunesse et de pouvoir boire de l'alcool

Signature… La Turquie a un pied dans l’OCS

02/05/2013 – Ouverture libre

La Turquie a signé avec le secrétaire général de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), basée sur le partenariat entre la Chine et la Russie et comprenant actuellement six membres, un accord instituant la Turquie “partenaire de dialogue” dans cette organisation.

Cela signifie que la Turquie peut désormais suivre les délibérations de l’OCS, et cela peut n’être qu’un premier pas vers une participation plus large sinon complète. Son statut (qu’elle partage avec la Biélorussie et le Sri Lanka) est néanmoins inférieur à celui d’“observateur” qui a été octroyé à l’Inde, à la Mongolie, à l’Iran au Pakistan et à l’Afghanistan.

Nous avons largement évoqué les conditions, parfois inattendues ou incertaines, bien souvent contradictoires ou antagonistes, qui ont conduit la Turquie à ce rapprochement avec l’OCS, dans nos textes du 30 juillet 2012 et du 2 février 2013.

Cette évolution spécifique est si inattendue, par rapport à ce qui semble être l’évolution générale de la Turquie depuis 2011, qui la place dans des situations parfois de confrontation avec la Russie, la Chine, voire avec l’Iran (crise syrienne, question des antimissiles BMDE), que cette possibilité de rapprochement de l’OCS avait souvent été évoquée comme une “plaisanterie” (ce qu’elle était paraît-il, au départ, lorsque Erdogan en parla à Poutine le 25 juillet 2012).

Dans nos commentaires, nous présentions la chose par rapport à ces diverses circonstances contradictoires et autres interférences, essentiellement comme un miroir du désordre et de l’absence de sens des relations internationales, et nous conservons sans aucun doute cette interprétation, – tout en admettant qu’il y a une réelle logique constructive et sensée pour la Turquie à chercher à entrer dans l’OCS, par exemple beaucoup plus que dans son soutien des rebelles anti-Assad. (Le désordre étant pour une part importante imposé par les exigences de la politique-Système, dont l’objet exclusif est la déstructuration et la dissolution, et par les réactions erratiques des directions politiques inféodées au Système.)

Un texte de Reuters du 26 avril 2013 présente l’accord signé dans la capitale du Kazakhstan. Le ministre turc des affaires étrangères Davutoglu, signataire de l’accord, y est présenté comme enthousiaste :

«Davutoglu, upbeat and smiling, stressed however that this status was “just the beginning”. “I hope at the next summit in (the Kyrgyz capital) Bishkek we will be present, as well as at ministerial meetings,” Davutoglu said. “This is the beginning of a long way, walking together, hand in hand and shoulder to shoulder.”»

On cite ici principalement l’article de Semih Idiz, dans Al-Monitor Turkey Pulse, le 30 avril 2013. Semih Idiz reprend les diverses circonstances contradictoires qui rendent cette adhésion turque très inhabituelle et peu commune. Bien entendu, nous les avons déjà évoquées, et leur rappel rend compte effectivement de la complexité du désordre du monde dans notre temps.

«After waiting for two years, Turkey finally became a dialogue partner of the Shanghai Cooperation Organization (SCO) last week, thus moving a step closer to fulfilling a desire by Prime Minister Recep Tayyip Erdogan to one day becoming a full member of what is predominantly a security bloc — that some argue is not only a counterbalance to NATO but also provides Ankara with an alternative to its stalled European Union membership bid.

»Foreign Minister Ahmet Davutoglu hailed the development as a “historic day,” adding, “With this choice, Turkey is declaring that our destiny is the same as the destiny of the Shanghai Cooperation Organization countries.” He was speaking in Almaty, the commercial capital of Kazakhstan, during a joint press conference with SCO Secretary-General Dmitry Mezentsev on April 26, after signing the memorandum of understanding making Turkey’s dialogue partnership official. “Turkey will be part of a family, which is composed of the countries which lived together not for centuries — for millennia,” Davutoglu added, according to Reuters, going on to say, “This is the beginning of a long way, walking together, hand in hand and shoulder to shoulder.” [...]

»Davutoglu’s remark in Almaty suggesting a “shared destiny” with SCO members also carries overtones of this approach. But there are some serious fallacies here that have to be highlighted. Webster’s Dictionary defines the term “to be shanghaied” as “a way of inducing another to do something through force or deceit.”

»There is no force in Turkey becoming a dialogue partner of the SCO, of course. There may, however, be some deceit. To start off with, there is already an anomaly in the fact that Turkey is bidding for SCO membership when it has been a member of NATO for over 60 years… [...]

»Answering questions for the Anatolian News Agency in the city of Turkistan in Kazakhstan, on Monday [April 29], Davutoglu also underlined the fact that Turkey is the first SCO dialogue partner which is also a NATO member. Seeing no discrepancy in this, he said, “The Cold War is finished. Turkey will not be a slave to the Cold War mentality.” [...]

»Pointing out that the SCO “has a deeply anti-Western DNA,” Daniel Pipes, who is the president of the Philadelphia-based Middle East Forum, and an inveterate opponent of Erdogan and his Islamist Justice and Development Party (AKP), has argued that cozying up to the SCO “fits [Erdogan’s] Islamist impulse to defy the West and to dream of an alternative to it.”

»Even allowing for Pipes’ often skewed anti-Islamic views it is true that Erdogan has on many occasions revealed deeply anti-Western sentiments, the most recent example coming after the French intervention in Mali. Anti-Western sentiment also scores political points in Turkey, especially among Islamist grass roots supporters and nationalists of all shades.

»One gets the feeling, in light of the facts mentioned above that make a “shared destiny” with the SCO quite difficult for Turkey, that the Turkish public may be being “shanghaied” in this case for political reasons. If, however, this is all being done for the sake of expanding Turkey’s economic options, one can understand that. But with references to “shared destinies,” there appears to be more than that involved here.»

Il faut noter, avec cette dernière citation de Daniel Pipes, la très violente opposition desneocons américanistes à cette évolution de la Turquie, comme à la Turquie en général. Un article commentant par avance l’accord du 26 avril rend compte de cette hostilité quasi-viscérale, rencontrant certains milieux en Israël même:

«Has Turkey Betrayed the West?», de James Kirchick, dans The Tower le 22 avril 2013, repris du think tank  néo-conservateur Foundation for the Defense of Democracies.

dedefensa.org


Organisation de coopération de Shanghai

L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS ; chinois : 上海合作组织pinyin : shànghǎi hézuò zǔzhī, 上合组织 ; russe : Шанхайская Организация Сотрудничества, ШОС) (Shanghai cooperation organisationfréquemment orthographié Shanghai cooperation organization) est une organisation intergouvernementale régionale asiatique qui regroupe la Russie, la Chine, leKazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Elle a été créée à Shanghai les 14 et 15 juin 2001 par les présidents de ces six pays.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_de_Shanghai


La jeunesse turque rêve du modèle musulman du Tatarsatan/Russie

  mercredi 12 juin 2013

La presse française n'arrête pas de mentir et est aussi à côté de plaque sur la jeunesse turque : cette jeunesse n'aspire pas à la vie "coca cola youpicaca Iphone Mickey".

En 2007, Sarkozy dit non à l'entrée de la Turquie dans L'UE mais il ne disait pas que déjà, la jeunesse turque lui  faisait un bras d'honneur et avait les yeux vers l'Eurasie..la jeunesse turque ne supporte pas Mickey et l'Otan.. (marre de jouer les têtes de turcs pour l'Occident) surtout dans la province d'Hatay.

Programme annoncée en hypothèse:

1/ Erdogan vidé ou reste ?

2/ Sortie de l'Otan et entrée progressive dans l'OCS..(a déjà un pied dans l'OCS)

3/ Rendra Sainte Sophie à l'orthodoxie chrétienne

4/ Se tournera vers son berceau: l'Asie centrale comme ça, les Erdogan en puissance ne viendront plus emmerder le monde arabe

5/ Ironie de l'Histoire, la Turquie entraînerait l'Europe vers l'Eurasie

La première vraie construction de l'Europe est le Conseil de l'Europe et la Turquie en est pour ainsi dire la fondatrice.

Vilistia

 

Les messages de la jeunesse turque
 
Recep Tayyip Erdogan voulait en finir avec les manifestants de la place Taksim à Istanbul comme avec leurs émules d'Ankara et d'ailleurs. Les forces de police sont venues y faire « le ménage », dès hier matin au prétexte de nettoyer les lieux des pancartes et slogans qui « l'enlaidissaient ».
 
Dans la foulée, elles ont vidé le palais de justice des avocats qui s'y étaient rassemblés en signe de soutien aux manifestants. Le Premier ministre turc n'a manifestement pas compris la nature du séisme auquel il est confronté. Rétablir l'ordre est une chose, prendre la mesure d'un mouvement historique en est une autre. D'ailleurs, le soir même, les manifestants revenaient.
 
La jeunesse turque a définitivement tourné la page de la peur héritée du coup d'État militaire de 1980. C'est déjà, en bonne partie, la volonté de sortir de l'ère d'un nationalisme conservateur qui avait ouvert la voie à Erdogan pour accéder au pouvoir.
 
Ce dernier avait proposé au peuple turc de troquer le nationalisme contre un islamisme qu'il avait modéré pour ne pas heurter de front la solide tradition laïque née du kémalisme. Mais son succès, et surtout son maintien au pouvoir, reposaient sur un compromis et un malentendu.
Le compromis, c'était une sorte de troc :
 « Acceptez le retour de l'islam, je vous offre la société de consommation. » Libéral dans le domaine économique, Erdogan a fait de la Turquie un pays en forte croissance, résolument convaincu de son avenir.
S'il y a plus de femmes voilées aujourd'hui dans les grandes villes turques, c'est avant tout la conséquence du puissant exode qui amène en masse des populations rurales traditionnelles dans des grandes cités en pleine expansion. Car, en dépit des apparences, la prospérité et le libéralisme dissolvent peu à peu la prégnance religieuse.
Là est le malentendu.
 
Erdogan n'a pas vu que les générations montantes - la moitié de la population a moins de 29 ans - ne sont pas disposées à se laisser enfermer dans une identité religieuse étroite et rigoriste. Elles ne veulent pas davantage être réduites au rôle de consommateurs décervelés.
 
La jeunesse turque veut vivre dans la modernité, dans un monde où les structures du pouvoir doivent se faire souples et discrètes, où la liberté de conscience est assurée, où l'individu peut s'affirmer.
Si la démission d'Erdogan a été demandée, personne cependant ne revendique de prendre sa place
 
. Les manifestants de la place Taksim ou d'Ankara affirment que leur génération n'est pas intéressée par le pouvoir, car ils le voient vide de sens. Ils ne lui opposent évidemment pas le terrorisme ou la violence, mais la dérision, l'humour, avec une efficacité redoutable.
 
Une société infiniment plus fluide et mouvante que le modèle islamiste, à la recherche de nouveaux modes d'organisation et de fonctionnement, vient de manifester qu'il faut désormais compter avec elle.
 
Au sein de l'AKP, le parti d'Erdogan, certains ont bien compris qu'une page se tournait et des désaccords se sont déjà exprimés.
 
Certes, pour l'instant, le Premier ministre n'est pas menacé, mais en profondeur, là aussi, les choses ont commencé à bouger. La présence des jeunes « musulmans anticapitalistes »parmi les manifestants montre que les lignes de partage ne sont déjà plus les mêmes.
 
Et dans les rangs des jeunes de l'AKP, le pouvoir de séduction du mouvement de la place Taksim pourrait réserver d'autres surprises.
 
http://quotidien-mark.blogspot.fr/2013/06/les-messages-de-la-jeunesse-turque.html
 

 

– 6 SEPTEMBRE 2011

OCS: l'élargissement inévitable (ambassadeur russe)

OCS: l’élargissement inévitable (ambassadeur russe)

© RIA Novosti.12:51 05/09/2011

PEKIN, 5 septembre – RIA Novosti

  • Moscou et Pékin créeront un système spatial de télécommunications pour l’OCS
  • Le conflit entre l’Inde et le Pakistan ne les empêchera pas d’adhérer à l’OCS
  • OCS: dix ans d’aspiration à l’équilibre
  • OCS: Medvedev prône une intégration accrue de l’Afghanistan

L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) s’élargira inévitablement pour devenir plus efficace, a déclaré lundi l’ambassadeur de Russie en Chine Sergueï Razov lors d’une conférence consacrée au 10e anniversaire de l’OCS.

“On peut affirmer que l’élargissement de l’OCS est inévitable et utile, compte tenu du caractère ouvert de cette organisation confirmé par ses documents constitutifs”, a indiqué le diplomate.

L’élargissement de l’OCS (Chine, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, pays observateurs – Iran, Mongolie, Inde et Pakistan et pays partenaires au dialogue – Biélorussie et Sri Lanka) devrait rendre cette organisation plus efficace. Mais il faut d’abord s’entendre sur les modalités juridiques, administratives et financières d’adhésion de nouveaux membres, selon l’ambassadeur.

“Le Pakistan, l’Iran et l’Inde ont annoncé à maintes reprises leur désir d’intégrer à l’OCS. Mais l’Iran est sous le coup de sanctions de l’ONU et ne répond donc à nos exigences. Des conflits armés ont opposé le Pakistan et l’Inde, les rapports entre ces deux pays restent tendus. Cela ne répond pas non plus aux principes de fonctionnement de l’OCS”, a pour sa part, indiqué Chen Xilian, membre du conseil d’administration du Centre chinois pour l’OCS.

Selon l’expert chinois, “à l’heure actuelle, aucun pays ne répond pleinement aux normes d’adhésion à l’OCS qui n’aura donc pas de nouveaux membres dans un avenir prochain. Il s’agit d’une position d’ensemble des membres de l’organisation”, a précisé Chen Xilian.


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